Orsay Atelier 6

ATELIER 6.
Se reconstruire : tout un parcours
(Raphaëlle Tiberghien et Thierry Grenet)

Se reconstruire demande du temps et un accompagnement.
Enjeux, points de repère et contenu possible d’un parcours ?

Des questions/thèmes soulevés avec la quinzaine de participants:

  • Différents types de rencontres possibles

. Faire avec les moyens et les compétences que l’on a

. L’affichage et l’impact ne sont pas les mêmes selon le vocabulaire et donc la méthode proposée : groupe de paroles, réunions conviviales, parcours

 

  • La suite après une série de rencontres définies pour ne pas « abandonner » les participant(e)s 

. Proposer des groupes/parcours/ mouvements d’Eglise déjà existants

. Entretenir de la convivialité/fraternité reste de mise

 

  • Réunir ensemble des personnes séparées-divorcées avec des personnes déjà en nouvelle union 

. Un constant : malgré le point commun, on est bien face à deux réalités de vie différentes

. Les expériences et avis sont partagés : certains pratiquent « la mixité » et trouvent cela enrichissant. D’autres n’osent pas, ou ne se sentent pas capables d’accompagner ensemble deux typologies de public différentes

 

  • Importance de la dimension psychologique et émotionnelle dans nos rencontres

. Il s’agit de guérir en humanité, et à ce titre nous naviguons dans l’intime. Nous fleuretons parfois aux frontières de la psychologie : un point de vigilance à avoir pour ne pas se tromper de registre, ni faire de maladresse

 

  • La question de la communication est et reste toujours d’actualité

. Se faire connaître, en parler, persévérer pour avancer

. Oser dire ou faire, même quand la proposition d’accompagnement est niée, voire refusée par nos « autorités »

 

  • Oser la créativité

. Inspiration de méthodes/moyens pédagogiques variés qui favorisent et aident la prise de parole

. Utilisation d’outils visuels et/ou symboliques

 

  • Distinction à faire entre animateur et accompagnateur

. Deux rôles distincts à respecter

 

  • Un constat : assez peu d’hommes dans nos rencontres

. Les hommes se livrent moins, une pudeur particulière qui freine le « oser en parler »

 

  • Importance de ce type d’atelier

. Partage d’expériences toujours enrichissant

. Toujours de bonnes idées à prendre dans ce que font les autres

. Une manière d’améliorer nos façons de faire, et nos manières d’être

Un Guide

élaboré par les animateurs pour favoriser les échanges dans l’atelier et remis aux participants en fin de séance

Atelier :  « Se reconstruire : tout un parcours »

Animateurs : Raphaëlle Tiberghien et Thierry Grenet

 

  • Plusieurs formats possibles: réunions du soir, week-end, journées, nombre de rencontres, durée dans le temps. L’organisation de la proposition dit déjà quelque chose. Elle permet de qualifier les rencontres et d’en repérer le ou les objectifs : convivialité, accompagnement, groupe de parole, besoin de repères, parcours de reconstruction…

Un point commun : oser dire, faciliter la mise en mots

  • Le parti-pris d’un parcours de reconstruction pour les personnes séparées-divorcées

Se reconstruire car cassure/blessure

L’importance du temps et du chemin : l’art des petits pas, patience, vérité, réconciliation

Se reconstruire :

. SE = moi = dire =  se dire à soi, en se disant aux autres = travail personnel

. RE – construire = une vie faite de RE

Exemple : Refaire sa vie ? Est-ce le bon terme ?

Recommencer, repartir, reconsidérer, redire, rebondir, renaitre…

  • Une rencontre humaine donc risquée, fondée sur la Parole, les mots reçus, la technique, des outils.

. Rôle de l’accompagnateur = témoin et acteur. Est en même temps du groupe et en retrait.

Une devise à méditer : « Si les mots te manquent, tant mieux, alors tais-toi et écoute »

Animateur = garant au niveau technique – Accueillir les divorcés – L’Evangile nous presse –  Guy de Lachaux – 2007  p 106

. La Parole et les mots : les miens, ceux des autres, ceux des accompagnateurs et celle de Dieu.      Un équilibre à trouver… des silences qui parlent beaucoup…

. Une intimité partagée donc une confidentialité à garantir

  • La prise de notes des accompagnateurs pendant les rencontres

Elle acte // acte des apôtres

Elle est chemin et histoire

Elle appartient à celui qui parle

Elle fait mémoire

Elle est confidentielle

Elle aide les accompagnateurs à garder les mots entendus

Elle aide à reconsidérer une étape du parcours, la question n’étant pas où je dois les emmener mais où dois-je les rejoindre et les accompagner

  • La technique

Mettre les personnes réunies dans une situation qui va permettre si possible de :

. Favoriser la prise de parole sur le thème de la rencontre afin de guider la réflexion

. Encourager le « regarder sa vie »

. Valoriser l’image de soi

. Privilégier l’écriture d’une vie nouvelle / d’objectifs nouveaux / décisions de changement

. Eviter certains écueils : comparaison de situations, interruption, finir les phrases de l’autre, interpréter, faire enquête, donner des conseils, poser des jugements…

  • Des outils/supports

Ils doivent être au service de la technique et des attentes du groupe.

Créativité / variété / porteur de sens : un cocktail des 3 !

Faire avec ce sur quoi on est à l’aise // formation

La fonction symbolique : le décor de table ou des objets apportés

Post-it : 3 couleurs pour 3 petits pas

Photo-langage

Petit carton message : « Je choisis la vie » ou « Seigneur, accorde-moi la grâce du pardon »

Laissez parler votre créativité

  • Des thèmes / pistes de travail

A la croisée de la vie des personnes, de la Parole de Dieu et d’Amoris Laetitia

Livre de Guy de Lachaux / des fiches

Guy : Constituer le groupe / Se présenter / Choisir la vie / Exprimer sa souffrance / Changer son regard / Se permettre de vivre ses émotions / Les relations / Apprendre à s’aider, à s’aimer / Se sentir coupable / Lâcher prise / Se découvrir autre / Pardonner, se pardonner

Rouen : Mon histoire / La confiance / Le deuil / S’aimer pour se reconstruire / Lâcher prise pour se découvrir autre / Coup d’œil dans le rétroviseur / La joie de l’amour / Le pardon …

Une attention particulière au choix des textes de la Parole de Dieu, du chant ou des chants, du texte de prière

Conclusion

  • La compétence ne s’improvise pas, et la bonne volonté ne suffit pas, donc ne pas hésiter à s’informer et à se former
  • Un cadre et non un carcan, se sentir libre
  • Porter les personnes avec l’aide du Seigneur
  • En parler autour de soi, on ne travaille pas cette question sous le boisseau, travailler avec la pastorale des familles, en parler avec l’évêque et avec les prêtres

RETOUR