La lettre aux communautés change de format

La lettre aux communautés change de format

La Lettre aux communautés change de format. C’est un événement pour une revue passée du stade de lettre ronéotypée au début des années cinquante à celle de revue en janvier 1967, avec sa couleur papier kraft et sa numérotation qui nous rapproche désormais du 300e numéro.
La Lettre aux communautés change même d’écorce si l’on observe le choix photographique qui l’illustre. Une écorce, c’est une apparence qui peut donner lieu à une mue, un dépouillement. Nous portons résolument attention aux mutations en cours qui transforment la vie des hommes, des sociétés, et les échanges d’un monde globalisé. Une écorce, c’est le visible et le lisible. Elle rend possible la reconnaissance, l’identité apostolique, la manière de se tenir dans le monde et dans l’Église. Une écorce, c’est comme une peau. Elle est l’organe du toucher et du sensible. Elle dit la rugosité des relations, des expressions. Nous ne sommes pas des gens lisses, nous portons la trace des événements de la vie et de la tradition chrétienne en dialogue avec les contemporains. L’écorce, c’est une interface entre le corps et l’environnement. Elle est l’organe de la respiration entre l’extérieur et l’intérieur, elle laisse passer un souffle d’espérance et de conversion pour faire face aux défis écologiques. Une écorce, c’est une chair sensible, exposée aux intempéries, aux évènements, à l’histoire. Par leur contribution, nos communautés, nos équipes racontent leur exposition au vent de l’histoire. Puisse cette nouvelle écorce développer l’intérêt pour notre pensée et rejoindre un large public. Notre société a tant besoin de prendre le temps, de dépasser le superficiel pour aller aux profondeurs.

Arnaud Favart

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