Le premier emploi : donner du sens au quotidien

Le premier emploi : donner du sens au quotidien

Rémi nous livre son expérience sur son entrée sur le marché du travail, sur un premier emploi, entre attentes, interrogations et recherche de sens.

 

guillemetsJe travaille depuis près de trois ans dans une filiale du groupe Aéroports de Paris, dédiée à la conception de projets aéroportuaires à l’étranger. Au sein du service «Structure», je suis en charge d’études liées à l’ossature porteuse des bâtiments, en lien avec des équipes d’architectes. Mon attrait pour la construction est né pendant mes études ; encore aujourd’hui, ce domaine s’accorde avec mon idée du métier d’ingénieur, tourné vers des réalisations concrètes.

13689309764_8e9ed61a4c_zIl s’agit de mon premier emploi depuis ma sortie d’école d’ingénieurs et j’avoue avoir eu de la chance, puisque mes candidatures ont vite débouché et que mon travail au quotidien me plaît. Schématiquement, je conçois l’ossature de bâtiments, dont les formes sont imaginées par les architectes, en veillant à intégrer des contraintes d’ordre fonctionnel ou technique. Le coeur de mon métier se passe en réunion, où les interlocuteurs sont nombreux (architectes, thermicien, ingénieur acoustique, expert en sécurité incendie, etc.) : nous sommes souvent regroupés autour d’un plan au format A0, que chacun annote avec un Stabilo de couleur différente.

J’apprécie le travail en équipe et les périodes de calcul ou rédaction de rapports en autonomie sont assez courtes. Dans ces moments, il m’arrive de m’interroger sur le sens de mon métier et ce qui en fait la saveur ; pas toujours facile de trouver des réponses ! C’est probablement le plus grand bouleversement lié à mon entrée dans le monde du travail : être confronté à la question du sens face à mon occupation quotidienne. Pour être honnête, il y a certains jours où je trouve difficilement la cohérence entre mon activité professionnelle et ce qui importe à mes yeux dans le monde.

2369733137_4239cd9f4e_zJe constate que cette recherche de sens devient en fait pressante lorsque les temps d’échange avec mes collègues s’écourtent et que je suis moins disponible à mon entourage (une pause-café ratée, une invitation pour déjeuner reportée, etc.). Comme si la rencontre avec l’autre suffisait à donner dus ens ! Jusqu’en juillet dernier, j’étais investi dans une association de soutien scolaire auprès de familles défavorisées, ce qui compensait un peu l’absence d’engagement social dans mon métier. Je n’ai pas repris cette activité à la rentrée, puisque j’ai réalisé que l’écoute et l’attention à l’autre sont à vivre précisément là où je suis, au coeur de ma vie quotidienne. J’aime me dire qu’il n’y a pas de métiers spécialisés pour les chrétiens !

Je mets en parallèle de ces interrogations mon parcours de foi, que je vis comme une recherche ancrée dans les lieux de ma vie de tous les jours. Il me semble que la rencontre avec Dieu se joue dans les moments ordinaires, à travers des gestes anodins. C’est une intuition dans laquelle je me trouve facilement conforté à la Mission de France, particulièrement dans les échanges que nous avons au sein de notre équipe de jeunes professionnels.

 

Rémi Burlet

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