Guy Pasquier : « Je voulais que le travail soit au cœur de mon ministère »

Guy Pasquier : « Je voulais que le travail soit au cœur de mon ministère »

Dernier prêtre navigant à la Mission de France, l’ancien aumônier national de la Mission de la mer a sillonné les océans sur des cargos marchands, puis il a poursuivi sa mission à terre. Rencontre peu avant la Journée mondiale de la mer, le 26 septembre 2024.

En septembre 2007, prêtre de la Mission de France rattaché au diocèse du Havre, je suis électricien, embarqué à bord d’un gros transporteur de gaz, le Summit Terra. Nous traversons l’Atlantique en direction de la Guinée équatoriale, après avoir fait escale à Saint-Eustache, dans les Antilles néerlandaises. « Je vais bien, écris-je à mes proches, bien qu’ayant un souci de dent (…). Pas de dentiste au petit hôpital local. » J’enchaîne : « L’équipe de renfort de Roumanie a débarqué. Un jeune veut continuer à naviguer et devenir officier. Un autre était bien dépité, fatigué, en ayant marre de cette foutue vie, se demandant s’il allait repartir. (…) Ce métier de marin, même aux niveaux les plus humbles, est devenu très exigeant. (…) On va vivre cette semaine au rythme des changements d’heure. »

Le travail d’électricien à bord de ce bateau très sophistiqué passe de la machine à l’usine à gaz, jusqu’à l’électronique de la passerelle, ou à l’équipement de la cuisine. Cela me permet de rencontrer tout le monde. La prêtrise m’a fait faire beaucoup de déplacements et le plus gros a été celui de la navigation. J’étais loin de me douter que cela m’amènerait aussi loin !

Une vie d’itinérance

La vie de marin est faite d’itinérance, d’éloignement des siens, d’isolement ; les marins peuvent passer plusieurs mois sans mettre pied à terre. Les équipages sont constitués de plusieurs nationalités avec des statuts différents (concernant la durée des contrats, les salaires, les droits aux congés…), de multiples croyances. Le quotidien à bord de ce type de navire marchand est très exigeant, avec un haut niveau requis de compétence et une vigilance extrême à la sécurité, il n’y a pas de place pour l’« à peu près ».

 

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